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mercredi 10 novembre 2010

Géothermie à la mode, energy underground!


Après un weekend dans la ville côtière d’Izmir nous prenons la route pour l’intérieur des terres pour visiter la centrale géothermique de Salavatlı et ses deux unités Dora 1 et Dora 2, respectivement d’une puissance de 7,5 et 10MW. Les avantages de cette source énergétique sont multiples, tout d’abord c’est une source renouvelable, pas d’intermittence (en comparaison aux éoliennes par exemple) et assez simple à exploiter.

Dora 1

Dans la région autour de la ville d’Aydin le sous-sol possède de nombreux réservoirs d’eau chaude. L’eau dans le sous sol exploitée à 800 mètres de profondeur est de 210°C. Selon les forages, la tempétrature et les débits peuvent variés de sortes qu’on ne peut déterminer qu’après avoir foré la puissance de la centrale qui sera construire.

forage en cours

Mais avant de nous rendre dans la centrale elle-même, Niyazi Aksoy, nous emène sur un lieu de forage justement. C’était le 30eme puit de prospection pour la construction d’une nouvelle centrale. Plusieurs sont percés, le plus efficace sera choisi. La Turquie a voté il y a trois ans une nouvelle loi rendant plus facile les investissement et l’acquisition de licence pour l’exploitation de la ressource géothermique.

puit non utilise

Comment passe t on de la chaleur à l’électricité ? Dans cette centrale dites binaire (Dora1 et Dora2) le fonctionnement se rapproche de celui d’un réfrigérateur. Elle fonctionne en circuit fermé, il n’y a donc pas de rejet de vapeur dans l’environnement. L’eau chaude du sous-sol sert à réchauffer le fluide qui passe donc à l’état gazeux, ce gaz passe dans une turbine, faisant tourner un axe relié à un générateur qui lui produit l’électricité qui est envoyée au réseau. Une fois passé dans la turbine le fluide passe à travers un compresseur et les tours de refroidissement et redeviens liquide. L’eau une fois utilisée est réinjectée dans le sous-sol. Le cycle est ainsi fait.

refroidissement par air

Il existe d’autres types de centrale dites en circuit ouvert où la vapeur d’eau du sous-sol est utilisée directement dans les turbines. On les reconnait bien, contrairement à celles fonctionnant en cycle fermé, un panache de vapeur d’eau s’y échappe.

Nous avons vu en France à Soultz sous forêts une centrale géothermique mais d’un autre genre qui présentait des risques au niveau sismique du aux fortes pressions mise en jeu pour faire circuler l’eau. Ici les réservoirs existent déjà, il n’y a donc pas besoin d’injecter de l’eau à forte pression.

Le seul regret : cette source est malheureusement disponible qu’à quelques endroits spécifiques… Pour la Turquie le potentiel de la géothermie est de 1,5GW pour l’électricité (plus d’une centrale nucléaire) et un potentiel plus important en thermique (chaleur pour chauffer les maisons) mais le climat est clément par ici et donc cette source de chaleur n’est pas très utilisée ici. Néanmoins nous étions à Izmir auparavant, la-bas un réseau de chaleur urbain alimente 25 000 habitations en chaleur venue du sol et puis des serres agricoles utilisent aussi cette source.
Après avoir vu chaque recoin de la centrale nous nous sommes remis en route vers le sud est. Nous sommes maintenant à Antalya sur le bord de la méditérannée et allons longer la côte vers l’est jusqu’à notre prochaine étape. On comprend pourquoi l’énergie thermique n’est pas nécessaire, mi-novembre à 8h du matin la température était de 20°C !

Nous commençons une longue traversée de la Turquie, d’Ouest en Est, près de 1500 kilomètres. Cette route devrait nous amener au barrage d’Ataturk, un personnage historique important ici. Nous longerons la côte méditerranéenne et avec l’aperçu que nous en avons ici à Antalya, à votre place, j’attendrais impatiemment les photos de notre prochain article !

village proche de la centrale ou se deroule aussi des combats de chameaux!

Naci et Semra qui nous ont accueillis a Izmir

Toujours autant de belles rencontres sur la route et que de tchai offert!

mercredi 16 juin 2010

Les premiers pas

Lundi à 6h49 nous quittions en train la capitale normande pour la capitale française, le coeur serré mais l'esprit tourné vers cette année de vagabondages. Pour rejoindre la capitale alsacienne, Strasbourg, nous montons avec Cathy, la conductrice pétillante et pleine d'interrogations existentielles que nous explorons avec elle et Cécile, étudiante erasmus à Berlin, pour partager nos réflexions et nos rires. Nous prolongeons la discussion sur la place Kléber sous le soleil, croquant nos sandwiches à la sauce « voyage qui commence bien ». Agréable visite de la ville frontalière malgré les 15kilos de bardas de nos sacs remplis jusqu'à la lie. Nous nous en éloignons pour passer notre première nuit au milieu des champs, bercés par la voie rapide à proximité.
--> la belle ville de Strasbourg
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Un mardi qui commence sous la pluie, en renversant l'eau du café dans la tente, à faire du stop sur un rond point. Mais les alsaciens nous ont vite redonner le sourire en répondant présents à nos pouces levés. En trois voitures nous voilà déjà à Soultz sous forêt où la centrale géothermique nous attend. M. Gender nous présente le secteur géothermique et les problèmes soulevés par l'exploitation de la chaleur des sous-sol mais aussi l'expertise acquise dans ce domaine et les perspectives pour l'avenir. Puis nous visitons avec lui la centrale. Par la suite il nous apprends que le premier forage de pétrole, en 1813, à eu lieu à 3km de là, il nous y dépose.

centrale geothermique de Soultz

Puis répondant à l'appel du pouce, Thierry nous emmène, mieux nous offre un verre chez lui, où nous rencontrons Alexandra, sa femme, et tous deux nous dépose sur les bords du Rhin pour une soirée, à 335 km de la source du fleuve, face à l'Allemagne. Merci encore à eux.

on travaille jusque tard dans la nuit

Mercredi la journee commence par un envol inopine du tapis de sol d'Arnaud qui part faire quelques brasses dans le Rhin. On le traverse pour passer en Allemagne en esperant le recuperer. Peine perdue. Nous partons pour Baden Airpark ou se situe une centrale de biomasse. On s'est presente a l'entree et nous avons pu visiter les installations, du combustible jusqu'a la turbine en passant par le bruleur. De belles images en previsions.

un coup de vent, un tapis de sol dans le Rhin

la concurence est rude pour le stop
Guten Tag
la centrale BioTherm qui produit 5,3MWatt
Apres une longue marche et un peu de stop nous arrivons a Baben-Baden ou nous sommes actuellement.